Pourquoi être une mère imparfaite c’est bon pour la santé !

Quand amour inconditionnel ne rime pas toujours avec patience illimitée

J’ai eu envie d’écrire cet article après un évènement qui s’est déroulé ce matin avec une amie, moi-même et nos enfants respectifs.

Mon amie a deux enfants, un garçon de deux ans et demi et une fille de 9 mois. Oui oui elle est courageuse…et j’ai moi-même une fille de trois ans.

Nous étions en sortie matinale et il s’avérait difficile de pouvoir avoir une conversation « normale » sans devoir toutes les trente secondes intervenir auprès de nos chérubins. Mettre la crème, le chapeau qu’ils ne veulent jamais laisser sur leur tête ! Consoler l’un, consoler l’autre, faire office de tribunal pour rétablir la justice quant à la distribution des jouets…

Toute mère apprend cela, l’art d’ubiquité extrême ou comment faire cinquante trucs en même temps. On ne s’en rend peut-être pas compte de suite mais cela est terriblement énergivore !

Lorsque nous avons décidé de repartir, là c’était le drame, ma fille qui trébuche, se fait mal et pleure, son fils qui ne voulait ni des bras ni de la poussette pour repartir et qui pleurait aussi.

Bref la situation monte comme ça quelques minutes puis après moultes négociations de parts et d’autres, nous arrivons à repartir chacune de notre côté, non pas pour se reposer mais pour préparer le repas et négocier encore et toujours le lavage des mains, les légumes et j’en passe avant d’espérer qu’ils veuillent bien faire la sieste…

Car oui il faut l’admettre être mère ce n’est pas facile tous les jours !!!

J’ai voulu vous raconter cette scène car je suis sûre que beaucoup de mères se reconnaîtront dans ce récit et cela fait même parti du quotidien.

Évidemment qu’il y a toujours une raison à ce qu’un enfant pleure, et qu’il ne le fait pas exprès pour exaspérer ses parents, mais cela ne veut pas dire que nous avons toujours le décodeur et que malheureusement il y a des moments où c’est crypté…

Il y a également ce phénomène très nouveau que l’on voit apparaître en consultation « le burn-out maternel » ! Mais non ????!!!

Beh si !

Nous sommes inondées par la littérature concernant la bienveillance, la pédagogie positive que finalement nous en avons perdu notre sens instinctif et naturel de mère et que nous ne savons plus toujours très bien comment réagir de peur d’être mal jugée par les autres (qui ont aussi lu les mêmes livres que vous) ou de ne pas être à la hauteur, de ne pas gérer ses émotions.

Mais « la gestion des émotions » commence par soi-même avant de l’enseigner à son enfant.

Alors acceptez mesdames que parfois vous perdiez vos moyens, que vous n’ayez pas envie de cuisiner et que du coup à midi c’est jambon pâtes et même pas avec de la sauce ! ou que vous ayez envie de le coller devant un dessin animé un quart d’heure pour appeler une amie pour pester et rire un peu…

Car non ce n’est pas vrai, ce n’est pas toujours le bonheur absolu de s’occuper de son enfant malgré le fait de l’aimer plus que tout au monde !

Non, on a pas toujours envie de jouer ou d’organiser des supers activités Montessori !

Non on a pas toujours la bonne parole empreinte de bienveillance et de douceur quand son enfant se roule par terre ! Ce n’est pas vrai et ce n’est pas grave :-), paroles d’une maman sophrologue et psychologue…

Osez prendre du temps pour vous, pour sortir, faire une activité comme la sophrologie, du yoga, de la danse…du football ?

Préservez-vous pour passer un maximum du temps de qualité avec vos enfants.

À mon sens, l’essentiel de la pédagogie positive passe nécessairement par l’épanouissement de la mère pour transmettre de vrais outils à ses enfants dans l’authenticité du coeur et des actes.

Ne culpabilisez pas d’être vous-même avec vos failles, vos faiblesses et vos erreurs car forcément nous en faisons toutes, c’est le propre de l’Humain.

Faites des pauses de lectures de mamans parfaites et arrêtez de vouloir devenir la wonder mama qui ne s’énerve jamais, qui parle toujours calmement avec des phrases réfléchies et élaborées, qui cuisinent des légumes à tous les repas et qui n’allume jamais la télévision, car cette maman là n’existe pas !

Il ne s’agit pas non plus de tomber dans le côté obscur et de faire n’importe quoi évidemment, vous l’avez compris j’espère 🙂 mais de vivre sa maternité le plus naturellement possible en s’écoutant et en étant fière de sa parfaite imperfection.

Essayer de tendre vers l’idéal ne signifie pas nécessairement l’atteindre

Surtout riez, chantez, dansez, c’est bon pour le moral :-))))

N’hésitez pas à me faire part de vos limites et ras-le-bol dans vos commentaires 🙂

Et si vraiment vous n’en pouvez plus détendez-vous là,  ou encore !

À bientôt

Navigation des articles

  2 commentaires pour “Pourquoi être une mère imparfaite c’est bon pour la santé !

  1. 15 novembre 2017 à 10 h 39 min

    C’est parfaitement vrai et très réconfortant de lire ce genre de réflexion. Se remettre un peu dans la réalité plutôt que viser l’élitisme qu’on nous impose inconsciemment. Merci je vais prend un peu de temps pour moi maintenant ! 🙂

    • Emilie
      26 novembre 2017 à 21 h 07 min

      Vous avez tout à fait raison ! 🙂
      Bonne détente

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *